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Je m’appelle Christian Bérard. Depuis 1984, je suis un passionné du Macintosh. Maître de Conférence à l’Université Bordeaux 1, certains de mes étudiants m’ont même surnommé "Mac Bérard". D’autres préfèrent "R2D2" (un robot androïde de la guerre des étoiles) faisant ainsi allusion à mon fauteuil roulant ou à mes recherches sur les Interactions entre l’Homme et les Systèmes au Laboratoire d’Automatique et de Productique.
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Ici, je suis assis devant l’ordinateur à mon bureau à l’université. Je ne peux pas utiliser un clavier normal, alors je me sers d’une souris sans fil et du clavier à l’écran de KeyStrokes pour taper. (Photo fournie par Christian Bérard et utilisée avec son autorisation.) |
Quand Apple a annoncé Mac OS X, j’étais terriblement intéressé et je souhaitais pénétrer les arcanes de ce nouveau système pour programmer avec les nouvelles possibilités de son interface Homme-Machine. Mais il y avait un problème ! Pas de clavier-écran !
En effet, depuis quelques années je ne peux plus accéder aux touches d’un clavier et j’ai besoin de ce type de logiciel qui affiche un clavier sur une partie de l’écran et permet de taper en désignant les touches avec la souris.
Après plusieurs recherches infructueuses, je découvre le site de KeyStrokes®. L’auteur, David Niemeijer est Hollandais mais avec Internet, l’informatique n’a pas de frontières et, du moment qu’il vous est possible d’accéder à Internet, le handicap n’existe plus. En quelques minutes, je télécharge et essaie le logiciel. Sa prise en main est rapide, intuitive (comme sur un Mac, quoi). Aussi, je l’adopte immédiatement car cela me permet rapidement de gagner un temps précieux dans la frappe des grands documents ou du courrier électronique. Grâce au système de prédiction des mots, je constate que je vais trois fois plus vite pour saisir un texte. Puis, la possibilité de définir de nouveaux dictionnaires me donne une idée : "Je peux me fabriquer un dictionnaire spécifique pour programmer". Ainsi, je fais lire à KeyStrokes 2 les 30 000 lignes du code source de GET le logiciel d’emploi du temps que je développe pour les Universités. Le clavier connaît alors les mots-clefs du langage mais aussi tous les noms de variables utilisés. Je constate alors une réduction de 78 % des touches frappées grâce au système de prédiction des mots de KeyStrokes 2. En d’autres termes, je tape plus vite que beaucoup de programmeurs car, en plus, cette technique de saisie m’évite de nombreuses fautes de frappe ou de casse (majuscule/minuscule) des caractères.
Mais, tout cela ne résout pas mon problème d’accès à Mac OS X.
En désespoir de cause, le 20 août 2001, j’envoie un mail à David : "Je suis un utilisateur de KeyStrokes car j’ai besoin d’un clavier virtuel à cause de mon handicap. Savez-vous s’il existe un clavier-écran pour Mac OS X ? Si je n’en trouve pas, j’hésite à acheter un nouveau G4."
À ma grande surprise, la réponse arrive aussitôt : "Oui, il y en a un et nous sommes actuellement en phase de bêta-test. Si vous le désirez, vous pouvez devenir un de nos bêta-testeurs."
Quelques jours après, je peux utiliser pour la première fois sans aide le Système Mac OS X. Et, pendant un an, avec un petit groupe de bêta-testeurs répartis aux quatre coins de la planète, je vais aider David Niemeijer à améliorer sa première version et à détecter les moindres bugs.
Aujourd’hui, grâce à KeyStrokes® 3, je peux accéder à la totalité du système Mac OS X. Mieux que cela encore, grâce à la gestion intelligente de la transparence (SmartTransparency, KeyStrokes s’efface en douceur pour me laisser voir tout l’écran. C’est particulièrement commode quand je navigue sur le Web et que je dois taper le texte d’une URL ou d’un formulaire, KeyStrokes apparait juste quand j’en ai besoin.
Souvent je pense à l’entreprise accessible à tous que nous venons de monter à Bordeaux, il doit être possible de monter une salle de formation équipée de Macintosh sous OS X et munie de la dernière version de KeyStrokes pour montrer que le handicap physique même lourd n’empêche pas d’avoir des compétences...
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